Pourquoi le glyphosate est une vraie merde.

J’ai commencé à entendre parler du glyphosate quand je faisais tranquillement découvrir à mon chéri ma région: le Sud de la France (tu peux aller voir la vidéo juste à droite de l’écran dans mon menu mais tu dois rester attentif quand même à cet article). On écoutait France Inter en sillonnant les jolis chemins des Corbières et en profitant du soleil. Merveilleux cadre pour en apprendre plus sur une substance chimique qui est en train de tout détruire, n’est-ce pas?

J’avais déjà entendu parler du Roundup de Monsanto mais je ne m’étais jamais intéressée de près au sujet. Je sais que cet article a l’air barbant mais je vais essayer tant bien que mal de le rendre léger et agréable à lire parce qu’être un minimum informé sur le sujet me semble PRIMORDIAL pour notre santé et celle de nos bébés chats (ou enfants hein, mais je préfère les chats).

Le glyphosate, c’est quoi?

Pour la faire courte, c’est un herbicide utilisé sur presque toutes les plantations du monde. Oui oui, du monde dans TOUT le monde genre. Il a été breveté par Monsanto (merci du fond du coeur de nous avoir offert le cancer dans notre assiette) dans les années 70 et généralisé dans les années 2000 par d’autres marques que l’on remercie également chaleureusement.

Il y a quelques semaines se tenait un congrès super méga important de la mort où les gouvernements Européens ont ouvert le dossier glyphosate, se rendant compte que, quand même, la molécule était peut être vachement mauvaise pour la santé.

Manque de pot, puisque l’argent prime toujours sur l’être humain, l’utilisation du pesticide restera autorisée pendant quelques années. En gros, ils se sont réunis, ont bu quelques cafés en discutant tranquillou pépère autour d’une gigantesque table et sont parvenus à la conclusion qu’il valait mieux ne pas prendre de décision. Une représentation PARFAITE de la démocratie de nos pays aujourd’hui: mieux vaut ne rien faire et enfoncer sa tête profondément dans le sable plutôt que risquer d’avoir des couilles et s’en prendre à l’une des plus grandes firmes du monde. Chapeau bas les gars.

Heureusement, certains agriculteurs se saignent (mais vraiment) pour tenter de contourner ce pesticide en privilégiant une agriculture biologique. Dans mon entourage, de plus en plus de personnes qui travaillent la terre commencent doucement à transformer certains hectares mais cela demande énormément de temps et moyens. Pas facile facile quand tu es un petit producteur et que tu sais que la solution la moins chère est le Roundup.

Si on sait que c’est mauvais, pourquoi on continue?

Le fric baby, le fric. Et le manque de preuves scientifiques concernant le caractère cancérigène de l’herbicide. Personnellement, je ne me pose pas trop de questions: si un produit est capable de cramer la moitié d’un champ de mauvaises herbes en une seule pulvérisation, je n’imagine même pas les dégâts qu’il causera dans mon corps le jour où je mangerai mes patates.

De plus, Monsanto a plus d’un dollar dans son sac et il ADORE faire péter les billets quand il s’agit de mettre en lumière le caractère tout à fait inoffensif du glyphosate. Un peu de flouz et hop! Magie! Le produit devient aussi doux qu’un agneau transgénique. Côté écolo, on s’époumone à dire que nous sommes en train de condamner nos enfants et petits enfants mais tout le monde s’en bat les reins. Pauvres écolos, ça doit être hyper frustrant de vouloir prendre soin de l’Humanité et de ne recevoir en retour que l’indifférence la plus totale.

Et si j’ai envie de prendre soin des petites cellules qui composent mon petit corps?

Bon alors… Je n’ai pas la science infuse, loin de là. Mais il semblerait qu’on prendrait un peu moins de risques en privilégiant l’agriculture biologique. Etant donné que les législations sont très strictes pour transformer une parcelle en terrain bio, on peut à peu près avoir confiance.

Sauf que si on chipote VRAIMENT, le glyphosate se trouve partout et est ingéré également par les animaux qui, par leurs excréments (c’est dég je sais mais on parle de science, sorry) sont susceptibles de contaminer des endroits sains. Oui je sais, je pars loin, mais vous êtes si pointilleux que je prends en compte toutes les possibilités!

Blague à part, on en revient toujours au même point: notre manière de consommer. Puisque les grandes firmes et nos gouvernements ne sont pas capables de prendre soin de nous, il faut que nous le fassions nous-mêmes. Evidemment, ce n’est pas chose facile et éradiquer le glyphosate de nos vies, tant qu’il est encore autorisé, est quasiment impossible. Cependant, on peut amoindrir drastiquement les quantités que nous avalons en décidant par exemple de privilégier une soupe de potirons bio à une boite de pick-up chocolat noir (c’est tellement duuuur, je sais, mais c’est pour ton bien).

Si on n’a pas forcément les moyens de transformer tout son frigo en ferme bio, on peut décider de privilégier certains aliments à d’autres. Par exemple, je prends des légumes bio quand je fais de la soupe pour toute la semaine mais mon fromage ne l’est pas forcément. Cependant, au lieu d’en prendre trois différents, je n’en choisis qu’un seul et je me concentre sur un petit fromage local qui sera trois millions de fois plus riche en goût que celui acheté chez Delhaize. Le résultat est le même et niveau prix, je comble la différence bio/industriel.

Tout est une question de choix, mais ça, il s’agit d’un autre débat!

PS: je tenais à tous vous remercier d’avoir été si nombreux à me soutenir dans mon projet de plateforme bio 100% Cruelty Free et j’ai hâte de vous présenter ce magasin merveilleux et doux! Coeur sur vous!

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  1. may

    Ton article est très interessant, et j’aime beaucoup ta façon d’écrire! Alors un putain de gros merci pour cet article!

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